En fait, une seule question importe (obligé d'être en mode question après un truc pareil, non ? si non, vraiment, je ne vous suis pas) : qui c'est ces tarés ? Ce qui revient à se demander : pourquoi le sont-ils ? Toute émotion ou symbole qui ne se construit pas sur ce "qui c'est ?" tombe à côté. "Liberté d'expression" et "laïcité" n'ont rien à voir avec "qui c'est ?". C'est plaquer des faux concepts sur nous tous. C'est quand même insupportable de continuer à aimer ces guirlandes alors que c'est ça qui nous empêche depuis toujours d'explorer le "qui c'est ?". C'est plus que ridicule, c'est nous tuer encore une fois (ce qui arrive certes déjà tous les jours, mais quand même).
"Qui c'est ?", bien sûr que c'est aussi nous. Bien sûr aussi que le "nous" n'existe pas, mais alors aucun "nous". Si je dois considérer "qui c'est ?" comme des ennemis, alors je dois aussi reconnaître que tout ça n'a lieu que "là où ça se passe", que je ne cautionnerai jamais la concentration des hommes et des pouvoirs dans cette chose nommée "la capitale". Si je dois "combattre", alors c'est aussi contre la structure qui me dit de "combattre", sinon c'est pas du jeu.
En fait, on meurt de trop "réagir", plongé dans le grand bain des gens qui ne plongent jamais à l'intérieur d'eux-mêmes, par profession ou par faiblesse.