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Définitivement

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Définitivement
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15 janvier 2015

C'est quand même dommage que les chats ne nous

C'est quand même dommage que les chats ne nous laissent pas plus souvent toucher leurs coussinets. C'est de la peau. Comme nous. On peut vraiment sentir que c'est comme nous, comme si on touche des doigts de nous.

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14 janvier 2015

En fait, une seule question importe (obligé

En fait, une seule question importe (obligé d'être en mode question après un truc pareil, non ? si non, vraiment, je ne vous suis pas) : qui c'est ces tarés ? Ce qui revient à se demander : pourquoi le sont-ils ? Toute émotion ou symbole qui ne se construit pas sur ce "qui c'est ?" tombe à côté. "Liberté d'expression" et "laïcité" n'ont rien à voir avec "qui c'est ?". C'est plaquer des faux concepts sur nous tous. C'est quand même insupportable de continuer à aimer ces guirlandes alors que c'est ça qui nous empêche depuis toujours d'explorer le "qui c'est ?". C'est plus que ridicule, c'est nous tuer encore une fois (ce qui arrive certes déjà tous les jours, mais quand même).

"Qui c'est ?", bien sûr que c'est aussi nous. Bien sûr aussi que le "nous" n'existe pas, mais alors aucun "nous". Si je dois considérer "qui c'est ?" comme des ennemis, alors je dois aussi reconnaître que tout ça n'a lieu que "là où ça se passe", que je ne cautionnerai jamais la concentration des hommes et des pouvoirs dans cette chose nommée "la capitale". Si je dois "combattre", alors c'est aussi contre la structure qui me dit de "combattre", sinon c'est pas du jeu.

En fait, on meurt de trop "réagir", plongé dans le grand bain des gens qui ne plongent jamais à l'intérieur d'eux-mêmes, par profession ou par faiblesse.

12 janvier 2015

Au bout d'un moment, ce n'est pas tant qu'on aime

Au bout d'un moment, ce n'est pas tant qu'on aime croire en les choses, c'est juste que ne croire en rien est devenu risible car répétitif. À force, ça va, on a compris. Ça va.

9 janvier 2015

Quand on s'exclame «ce qu'on s'y retrouve, dis

Quand on s'exclame «ce qu'on s'y retrouve, dis donc !», c'est la preuve qu'on a versé dans la facilité. Il faut plutôt se dire «tiens, ça me parle, sans que je sache trop pourquoi ; je n'ai jamais pensé les choses de cette façon, bien que cela m'évoque des sensations, des sentiments, des idées».

8 janvier 2015

Bon, il faudrait que je le sache une bonne fois

Bon, il faudrait que je le sache une bonne fois pour toutes : c'est quand je fais les choses de l'art sans y penser (que je me laisse porter par elles) que ça parle, que ça dit. Quand il y a un "allez je vais faire une chose comme ça, allez je vais dire ça, allez je poste un postulat", ça dit rien de très parlant, ça rayonne guère, ça claque peu, ça casse pas. Compris ?

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7 janvier 2015

N'empêche, je me rappelle bien que quand la

N'empêche, je me rappelle bien que quand la connexion lâchait, un résidu non avouable de liberté s'immiscait dans le profil de mes pensées, timidement caché derrière le désespoir. Je n'avais que le web mais c'était justement parce que je n'avais que lui que j'avais hâte de pouvoir m'en passer. Ce n'est que depuis que ma vie est une vie que le résidu évoqué se fait voir au grand jour : oui, c'est en étant moins relié qu'on est libre, qu'on constate le présent dans son entièreté palpable, qu'on appréhende l'existant dans les deux sens de l'appréhension (c'est peut-être ça qui fait peur, ce double sens d'appréhender ; mais au moins c'est à bras le corps). Lâchons, c'est comme ça que nous saisirons. Ça ne fera que du bien à nos démonstrations.

5 janvier 2015

Si ça se trouve, c'est mon dégoût de

Si ça se trouve, c'est mon dégoût de l'essentialisme qui me rend impossible difficile (pénible ?) la littérature. Même le meilleur écrivain finit toujours par dire «lui c'est lui parce qu'il est lui, ça se colle à lui car c'est lui». Éternelle faiblesse de l'analyste qui reste comme interdit devant l'insaisissabilité. ("Rester interdit", cette expression m'a toujours étonné... Cela devrait être interdit de rester interdit ! Toujours chercher !)

2 janvier 2015

Soit je me dis que ça manque de sérieux

Soit je me dis que ça manque de sérieux l'écriture, en tout cas telle écriture frivole, soit je me dis que c'est beaucoup trop sérieux et qu'on ne sent pas l'indicible. Je balance. Peu savent faire ressortir les deux.

31 décembre 2014

Tiens, enfin ! Cette nuit, dans ma tête, ce sont

Tiens, enfin ! Cette nuit, dans ma tête, ce sont des mots qui me sont venus et non pas des pensées ! Des phrases entières qui m'expriment et non pas des obsessions concernant des cons ! Bien savoir ça : mes phrases, c'est toujours intelligent ; mes pensées, c'est souvent vain.

29 décembre 2014

C'est compliqué de bien placer une chaîne hi-fi.

C'est compliqué de bien placer une chaîne hi-fi.

Trop près on se prend le son en pleine face et on reste comme acculé par le devoir d'écouter le bruit, prostré autant par les ondes que par son dos courbé (car on est sur un bureau).

Trop loin on se fait croire que la musique n'est qu'un fond musical, alors que c'est l'écriture qui n'est qu'un prétexte pour écouter de la musique (car il n'y a que ça qui vaille le coup).

La bonne distance sera un délice.

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