161215

Le vrai développement personnel

Ce que j'avais tendance à, ce que j'ai encore parfois tendance à, ce que l'on peut tous avoir tendance à, c'est par exemple et surtout ceci : « Je suis en train de me pencher sur ça, j'entre dans le flot de ça, mais aïe une pensée me perturbe : et si en fait c'était ridicule, que j'avais tort d'aimer ça, qu'en fait c'est cela là-bas qui est mieux, et oui car quand même cela en impose mieux, cela semble plus solide, plus précis, alors bon cela m'emporte moins mais quand même cela respire le travail bien fait, alors pourquoi pas lâcher ça pour cela là-bas, mais non car en fait il faut que je me souvienne qu'il y a peu je détestais cela là-bas et j'avais bien raison, c'est tout ce contre quoi je me suis construit, c'est tout ce par rapport à quoi je me positionne, c'est le modèle-obstacle, alors oui d'accord il me fascine mais restons-en loin sinon ça va mal finir, il faut juste que j'essaie de lui renvoyer toujours à la figure le fait que moi j'ai choisi autre chose que lui, que moi je me penche sur ça et pas sur cela et que c'est bien meilleur, na ! »

On voit toutes les erreurs défiler : le fait que l'instant n'aurait jamais raison, que la conduite vers autre chose de plus plein serait préférable ; le fait que l'ignorance préalable de ce plein serait révélateur en soi, serait notre définition absolue et voudrait dire que l'on s'en soit senti forcément éloigné avant, qu'on en ait eu besoin pour se placer de telle ou telle façon et qu'il faudrait donc après tout persévérer dans ce que l'on imagine être un rejet ; que ce rejet ferait partie de notre équilibre, de notre entreprise saine de vie.

Tout est faux ! Car tout est à prendre. Il faudrait enfin qu'on comprenne, que tout le monde comprenne que tout est bien. Que tout ce qui est, est bien. Ce qui n'est pas bien, c'est ce qui n'est pas vraiment, ce qui n'a pas de réelle existence, par exemple et surtout : ce qui ne dépend que du sacré, du marché, des erreurs sus-citées suscitées par ceux-ci.

Posté par Lucas Taieb à 10:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]


091215

Toi tu dis violence fondatrice qui est en l'homme ? Et toi tu dis structures sociales qui le pervertissent ? Vous dites la même chose. Ce qui est en l'homme, c'est la conduite vers les structures, la propension à s'y enfermer, à s'y répéter, à s'illusionner. Ce n'est pas un hasard si le terme de reproduction est à la fois sociologique et psychanalytique : c'est bien d'une névrose à la fois "collective" et "individuelle" dont il s'agit (guillemets rageurs car arrêtons une bonne fois pour toutes d'user de ce dualisme qui n'a aucun sens quand on parle d'un être perpétuellement immergé dans un bain d'autrui).

L'erreur sans cesse commise, sans cesse réitérée, c'est quand la proclamation mimant ou établissant un impératif sacré nommé "institution" n'a pas d'autre but qu'une persévérance aveugle aux conditions de compréhension ou plutôt de non-compréhension qui l'ont fait advenir.

Comprendre enfin, ce serait arrêter de justifier notre violence par nos incompréhensions. La réaction en chaîne est irrépressible mais pas forcément inexorable. L'anthropologue qui se décentre de l'humanisme rejoint l'humaniste par le fait même qu'il mène l'étude de cette réaction en chaîne : il reconnaît que l'homme n'est pas n'importe quel être, qu'il pense certes à l'aune de ce qu'il peut mais que cette potentialité peut s'apparaître à elle-même. Donc à partir de là, ça s'éclaire. Ça peut. Ça peut venir.

Posté par Lucas Taieb à 13:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

041215

Une douleur, ou plutôt une sensation, une perception désagréable, mais bref une douleur, fait partie de mon quotidien métabolique depuis plusieurs mois. "Vivre avec" me semble consister en ceci : pendant que je la ressens, donc que je la vis, essayer simultanément de m'imaginer comment ça aurait été de vivre ce moment sans. Ainsi, possibilité que cet autre présent possible fasse surimpression.

C'est assez simple avec la musique : quand je sens que la douleur vient trop s'appuyer sur elle, je cherche à trouver la sensation que m'aurait fait ce disque si je l'avais écouté sans la douleur. Finalement, ce n'est pas très différent de quand on apprécie une oeuvre parce qu'on l'aurait appréciée étant plus jeune, syndrôme courant de la jeunesse postmoderne attardée : on n'est pas non plus complètement dans le présent réel, on mythifie tout autant le passé (normalement perdu à jamais) que le présent (normalement différent du passé). Au moins, quand il s'agit de s'émanciper d'une douleur, c'est pour une bonne cause.

Et puis, je peux toujours chanter dans ma tête, ça ce n'est jamais gâché. De la même manière que l'on passe davantage de temps à penser certaines idées qu'à les lire ou les écrire, c'est aussi dans notre tête que nous sommes le chanteur éternel. Peut-être qu'après tout cela peut suffire.

Si je parle de ça, c'est que ce n'est que ma vie. Depuis le début ou à peu près, la mort est présente comme un horizon prématuré, la mort ou sa précurseuse la déchéance. Ce n'est pas tant un sentiment dépressif qu'une préparation flegmatique à ce qui ne peut qu'arriver tôt, pas forcément une attente, ce serait dire que le pied se fait ferme, mais la certitude désabusée de la petitesse du temps qu'il me reste. (Si cela semble lyrique, je ne peux qu'en rire encore plus car ça ne peut pas en être plus loin.)

Quand la douleur arrive je peux donc dire que je m'y attendais, et la plupart du temps c'est tout à fait vrai, même si l'on ne peut jamais prévoir toutes ses nuances. Je me suis déjà tellement joué ce moment dans ma tête, ce moment de la douleur définitive, irrattrapable, que je suis à peine sous le choc. Je pleure une bonne fois pour toutes, je regrette ceci ou cela pendant quelques temps, puis je vois vite qu'il n'y a rien à regretter puisqu'ayant mené tous ces moments passés en pleine connaissance de cause, en pleine préparation de la douleur à venir, elle ne pouvait que s'amener. C'est mégalogique, comme dirait l'autre.

Posté par Lucas Taieb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

031215

Surgit souvent une contradiction que l'on refoule : on se dit que "le peuple" ne peut pas être massivement plus con qu'avant, que ce serait croire en une forme de dégénérescence morale, et pourtant, dans le même temps, on est bien certain que le capitalisme bêtifiant grandit d'année en année et tisse sa toile dans nos habitus. Je ne m'explique pas cette impasse de l'homme de gauche, pourtant de bonne foi. Si tu reconnais l'action globale implacable de ce que tu combats à tout instant, comment cette action ne pourrait-elle pas avoir un effet sans cesse aggravant sur les consciences, devenues donc différentes de celles d'antan, devenues plus méprisables d'une certaine façon (même si les méprisables ne sont pas à mépriser, bien sûr, car une philosophie ne fait pas une anthropologie, souvenez-vous) ? 

Oui, tes frères deviennent de plus en plus cons, ont perdu l'accès à ce qui dévoile les structures, on leur a tout mélangé dans la tête, comment cela aurait-il pu en être autrement puisque les mâchoires de ton ennemi sont chaque jour plus carnassières ? Oui, contradiction à dire à ton frère « rends-toi compte des dégâts immenses ! » quand tu penses que son cerveau n'en est pas affecté.

Posté par Lucas Taieb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

021215

Le chômage offre au prolo lettré la joie d'enfin se retrouver dans tous ces personnages de bourgeois oisifs dont l'horizon d'existence n'est absolument pas borné par une quelconque forme de travail. Il apparaît désormais clairement que nous sommes tous frères.

Posté par Lucas Taieb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


011215

En fait, il ne s'agirait pas tant de ne pas avoir "le droit" ("le droit" est toujours une vue de l'esprit) de "critiquer" telle religion, même prise excessivement en bloc, que de dire une bonne fois pour toutes que cette "critique" ne fait pas une anthropologie. C'est ce que l'on a toujours, encore aujourd'hui (et c'est grave, et c'est épuisant), à renvoyer à la face de tout principe philosophique surplombant qui incite l'homme à "accepter" ou "ne pas accepter" les propensions de son semblable, alors qu'il ne s'agit pas d'acceptation : le semblable est là, point. L'homme ne crée pas plus sa société qu'il ne crée son âme. C'est ce qui fera toujours de la philosophie une forme de religion si elle continue à ne vouloir penser que pour sa propre reproduction : ma vieille, ta grandeur ne t'empêche pas d'être une impasse invivable.

(Ô philosophie, tu nous dis ce qui est fort, ce qui est faible, rarement ce qui est l'homme. Tu aimes trier : ce qui a du caractère, ce qui est aliénant... Toujours juger, jamais comprendre.)

Posté par Lucas Taieb à 08:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

301115

On sait tous bien, nous autres, que l'essentiel est le chemin. Mais l'écrivain de fiction travaille pour les cons. Les cons veulent que le bout soit suffisamment bien tourné pour qu'il fasse aboutissement (chute ou conclusion). Or, il faudrait arracher toutes ces pages en trop, s'arrêter avant l'accélération des rebondissements. 

Oui mais les cons ne veulent pas que l'écriture soit comme la vie. Et pourtant si, car ils lui demandent de suivre des voies compréhensibles, comme le monde et ses structures. Sauf que nous autres, c'est justement ce monde que nous ne comprenons pas. À partir de là, il nous apparaît normal de ne pas toujours comprendre l'écriture. 

(Le con c'est : « Rholala mais je comprends rien à ce charabia ! J'accepte pas les artistes qui se fichent de ma gueule, quels fumistes ! Par contre, l'arbitraire du monde qui m'a fait salarié-consommateur-citoyen, ça je comprends tout à fait, ça c'est clair, je vois pas le problème. »)

Le fait qu'une fiction doive "mener à quelque chose", ça rappelle l'aveuglement du militant qui a peur ou qui souhaite que quelque chose conduise forcément à autre chose. C'est peut-être ainsi que pourrait se définir la détresse humaine. Chez l'animal, une chose est une chose, une chose fait quelque chose, ou à la rigueur l'entraîne, l'enclenche. Chez nous naissent les illusions avec ce phénomène mental de "conduite vers" qui est du temps non maîtrisable, hors de toute conscience.

Ce n'est pas l'incertitude du rêve qui le fait devenir cauchemar (nous nous vantons de nos doutes comme pour mieux nous dédouaner des marécages que nous avons créés et dans lesquels nous continuons à nous empêtrer). C'est l'existence en elle-même du rêve de conduite (pourrait-on dire) qui porte en germe l'invention du sentiment d'incertitude, étranger à tout autre que nous.

(Il n'y a que chez l'homme que l'incertitude est une action, dont il se targue ou qu'il craint. Chez l'animal, l'incertitude est une attente, n'est donc pas en elle-même.)

Posté par Lucas Taieb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

271115

Deux paragraphes qui ne s'excluent pas (sont tout autant vrais pour moi)

Celui qui vient parler en public des bienfaits de la conquête de soi, de son "potentiel à réaliser", même quand il n'en parle pas comme un manager, est énervant. Car il est mal placé pour. Car trop bien placé. Forcément, il croit en l'individualité puisqu'il est quelqu'un qu'on a invité à parler en public ! Le collectif (le vrai, pas son "porte-parole") est par définition ce qui n'a jamais la parole.

Si je crois en la sociologie, ce n'est pas parce que je me sens manipulé (quand on la prend par ce biais-là, on tombe dans la religion du spectacle : le complot), c'est au contraire parce que les autres renvoient d'eux-mêmes l'image d'un bloc homogène qui me juge sans cesse comme quelqu'un d'étrange, qui n'en fait qu'à sa tête (et c'est vrai : ma tête suit son fil, c'est ce qui me semble juste, profond, sain, le contraire de l'hypocrisie qui nous guette tous). On dit, et parfois même il apparaît fortement, que j'ai tort devant tout le monde ? C'est la sociologie qui fait ça, qui fait que les autres sont massivement la même sorte d'autre. Penser cela me sauve de la persécution.

Posté par Lucas Taieb à 14:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

261115

Il ou elle nous accueille dans le hall. 

« Bonjour, bonjour bonjour. Bonjour à tous. Si vous êtes là c'est que vous êtes a priori partants pour dire les choses – vous êtes venus en famille, c'est bien, vous verrez ça ira c'est prévu pour, on a prévu – et quand je dis "dire les choses" je ne veux pas dire "parler sur elles", "faire apparaître des images" et autres fadaises de la sorte, non non non, il n'y aura pas de demandes d'évocations, rassurez-vous, ni de "ce que ça vous fait penser", ça c'est déjà trop penser sur du prépensé, du prêt-à-penser, or le but sera bien – mais c'était écrit sur la plaquette, c'était marqué – de savoir direct, d'intuition instantanée. Bien sûr, pas de stress de l'express forcé, du... du... du pressage pressuré... du style "allez hop, tout d'suite c'que ça vous dit, allez allez hop sinon c'est plus bon", non, halte à l'associationnisme ! Pas d'obligation à dire si ça dit pas, pas de tête à se prendre dans les mains si ça vient pas. Si le mot "psychologie" vient à certains, je leur dis non : tout est social. Je vous verrai en groupe. Les enfants d'un côté, les adultes de l'autre.

Comme on ne peut jamais partir de rien, nous avons – mon équipe et moi, je vous présente Fabrice et Nicole – choisi de nous concentrer sur un ensemble de mots, sur une proposition existant dans la langue comme potentiel condensé de choses à dire et donc à comprendre. Cette compréhension devant rester atteignable dans le court délai qui nous est imparti, ne devant pas nous amener trop loin, à "refaire le monde" comme on dit – ce qui est très bien mais dans un second temps, car dans un premier temps il sera déjà question de le faire ce monde, de le faire tout court, car je vous assure, rien n'est fait, rien n'est encore fait – cette compréhension devant être atteignable, disais-je, nous avons d'emblée éliminé les expressions trop conjoncturelles, qui nous entraîneraient dans des polémiques conceptuelles certes passionnantes mais dépassant les ambitions de notre modeste assemblée, comme par exemple "acte terroriste", "croissance économique", etc. – vous voyez de quoi je veux parler : le politique omniprésent, le "plus grand que nous". Donc point trop de structures mentales extérieures à nous-mêmes, mais point trop non plus d'évidences absolues, il ne sera pas question ici par exemple de "désir créatif", de "besoin d'épanouissement" : coquilles absolument vides. Vous êtes quand même ici pour vraiment dire les choses, oui ou non ? Sans plus attendre, voici donc sur quel mini-groupe d'idées, sur quelles syllabes qui font sens nous avons choisi de baser notre journée : "une bonne grosse bite". Nous passerons notre journée sur ça. "Une bonne grosse bite". Ne faites pas les choqués, j'ai choisi "une bonne grosse bite" comme j'aurais pu choisir "chaise de jardin", "clé des champs", ou... ou... non, j'allais dire "passage clouté" mais vous voyez, dès qu'on veut penser à des faits plus urbains, tout de suite ça devient social, or pour faire apparaître le social, le vrai, l'originel, il faut s'en éloigner le plus possible au départ. "Une bonne grosse bite" m'a paru être l'essentiel, la quintessence du langage à dépiauter : simple, trivial, énonciatif, à la fois déjà référentiel quant au ton employé et au jugement appuyé, donc pouvant être déconstruit, mais suffisamment basique pour avoir un potentiel d'exploration encore prometteur. "Une bonne grosse bite". Ce que ça vous dit, pas ce que ça vous fait. Jouez le jeu. Merci pour votre attention et bon courage à tous. »

(La salle des enfants servait surtout de garderie en fait, car ça rigolait trop pour que cela puisse mener à quoi que ce soit. « Hi hi, une bite ça veut dire un zizi, hi hi, t'as un zizi, on a des zizis, hi hi », bref rien de bien intéressant. On leur a donné des tablettes tactiles et ils ont arrêté de faire chier.)

Chez les adultes : 

« Concentrez-vous, je ne veux pas savoir quelles sensations peut vous faire ou pas de penser à une bite, je parle bien de ce que "une bonne grosse bite", ensemble donné, fixe de mots vous fait dire, savoir et donc ressentir forcément oui mais ne vous laissez pas méprendre, ne restez-en pas à l'affect-cliché, stéréotypé, vous êtes bien plus que ça ! »

Thomas a l'air intimidé mais il se lance :

« Franchement c'est pas facile de pas faire parler ses... ses impressions parce que franchement direct c'est connoté direct, ça fait tout de suite penser à la fille qui aime ça ; je fais rouler ces mots dans ma tête : "une bonne grosse bite", "une bonne grosse bite", et là direct c'est perturbant parce que je me dis qu'une fille peut aimer ça et ça me fait tout drôle, ça... ça fait bander quoi, c'est pas tant que je vois la fille, c'est que j'imagine une fille dire "une bonne grosse bite" et qu'elle aime ça, de le dire et d'y penser mais surtout de le dire, et ça franchement c'est gênant, je... c'est vraiment le langage qui est gênant jusqu'au bout, beaucoup plus que l'organe... se dire qu'une fille puisse se dire ça, ou même mise en face de ce groupe de mots à son insu, et trouver que... que... que c'est bien ou que... que c'est marrant, que...

– Tiens moi au contraire c'est quand la fille aime pas, quand on lui met bien devant sa gueule et que ça lui dit trop rien, que ça me rend tout chose ! »

On s'attendait à ce genre de réplique mais quand même ça laisse un blanc et on préfère inciter quelqu'un d'autre à prendre la parole.

Les interventions suivantes traitent du machisme flagrant de la proposition étudiée.

Mais ensuite, quelqu'un :

« Soyons sérieux, quand vous entendez "une bonne grosse bite" vous pensez vraiment à un salaud sérieusement lourd, à du porno premier degré ? Avouez que non, que vous en riez direct. Parce que c'est trop gros, sans mauvais jeu de mot. "Une bonne grosse bite" c'est la parodie, l'indécrottable parodie, c'est ce sketch où l'on ne sait plus si l'on rit des beaufs ou si l'on rit beauf, c'est cet humoriste grimé en attardé à bedaine qui dit "Jacqueline aime se prendre une bonne grosse bite" et ça fait marrer tellement qu'il a l'air attardé, sauf qu'au final c'est bien "une bonne grosse bite" qui en ressort. La contrefaçon rigolarde, ça célèbre et entérine les porcs. On ne peut que se placer par rapport à eux. Donc on meurt. On n'est plus que "une bonne grosse bite". »

Silence. Mais respect cette fois-ci, bien entendu. On est content que tout cela serve à mettre à nu le postmodernisme, on se doute que c'était le but visé. On va enfin pouvoir s'arrêter de regarder des vidéos sur internet.

(On entraînera les enfants avec nous ou ils le comprendront quand ils le comprendront ? Grande question.)

Posté par Lucas Taieb à 16:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

131115

En fait on voudrait que le musulman soit ce que l'on veut qu'il soit. Quand il a une façon de gauche de n'être pas content, on s'étonne et s'écrie « eh oh, moi je croyais que quand t'es religieux t'es de droite, alors mollo, c'est bon ». Quand il a une façon de droite de n'être pas content, on s'offusque et se rengorge « eh oh, arrête t'as pas le droit d'être facho comme un français facho, t'es pas un français, y a que nous qu'on est ». En fait on voudrait que le musulman soit toujours content.

Posté par Lucas Taieb à 09:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]