« Tout ou rien », chez moi, ça vient de là : « allez, même si tout nous déborde, on va s'efforcer de mener des actions du mieux que l'on peut, mais là oh ! On nous dit qu'on n'a pas fait comme il faut, oh, ok ! Alors ensuite, on va faire sans bruit, de façon réticente, en s'attendant à ce que l'on nous tombe dessus pour le moindre truc, et en fait oh, tiens ! On nous dit rien du tout à ce moment-là, alors que pourtant on croyait qu'ils nous engueulaient pour tout ! Faut-il donc faire tout ou rien ? Si je fais tout, je suis toujours déçu qu'on n'ait pas compris les raisons de tel ou tel embranchement, alors du coup je m'attends à ce que l'on me reproche ce que je n'ai pas fait, du coup tant qu'à faire je ne le fais pas ! En fait, faudrait soit que vous accueilliez tout de moi, soit que vous alliez jusqu'au bout de vos exigences morigénantes, je saurais ainsi mieux me préparer à vous ! »

C'est le problème de l'intention. Qui l'a vraiment traité ? Je ne connais pas bien la philosophie alors s'il vous plaît, indiquez-moi qui a réglé le problème de l'intention (sans en faire une théorie de l'action qui, par définition, fait dégringoler au second plan ce qui nous intéresse ici, l'intention). Je suis rarement d'accord avec les défauts et les qualités que l'on me prête. En gros, ça fait ça : « tu dis que j'ai cette faute-là à mon compte ? Pourtant, si tu savais comme je m'efforce du contraire ! C'est pas comme cette soi-disant beauté que tu me prêtes et qui n'est que calcul en catimini ! Vraiment, tu as tout faux, je suis à la fois bien plus attentionné et bien plus pervers que tu ne le penses ! ». On dirait qu'ils font exprès d'inverser. Mais si l'on perçait l'intention, l'on franchirait les limites de l'opacité et l'on comprendrait alors que dans les élans, ils, nous faisons toujours preuve de grâce, avec ou sans intérêt.