090417

Alors c'est la musique ou les sciences sociales ? La musique ça fait mal aux oreilles et les sciences sociales ça fait mal aux yeux, mais surtout, surtout, surtout, surtout (sortir la tête de l'eau ? définitivement ?) : c'est inconciliable comme tiraillement. La musique et la bande dessinée ça allait bien ensemble, la musique ça faisait pleurer (comme d'hab) et la bande dessinée ça faisait pleurer aussi tellement c'était pénible de ne pas être compris et je me jurais que si un jour je l'étais (compris) et que c'était trop tard (car il y a un moment pour tout, quand c'est pas l'heure c'est plus l'heure) je tiendrais bon et je dirais que c'est fini parce que j'avais assez pleuré comme ça. Dont acte.

Rien qu'une jolie mélodie pop me fait pleurer, j'en suis arrivé à ce point (mais ça l'a toujours été, simplement ça sortait à l'intérieur). Peut-être qu'il fallait que j'en arrive à ce point. Point tellement abouti que rien que d'avoir dans la tête une jolie mélodie, sans forcément l'écouter, me suffit presque à considérer que la musique peut très bien continuer comme ça (en dehors des oreilles), que peut-être que ça suffira. 

Je ne voulais faire que ça à la base, être chanteur pop. C'était ainsi, c'était la volonté, ça marchait à la volonté. Alors que : jamais voulu faire du dessin, surtout pas, je le faisais tout en ne voulant pas le faire, pour m'occuper la main pendant que je pleurais dans la pop. Que ça.

Maintenant, les sciences sociales je veux, pour remplacer la musique. Ça reprendra quelque chose de trop longtemps délaissé (ce pour quoi je voulais quand même parfois articuler des idées, malgré tout). Je sais pas si ça suffira mais on va essayer. 

(Et comment meubler ? Mais il n'y a pas à meubler quand on pense, tout est dans la pensée ! La musique ici ne meuble pas, elle vient en dehors, séparément. Elle agresse, étourdit et fait pleurer, c'est pas facile après de revenir, ça nous a fait repartir. La pensée semble ne pas pouvoir la supporter, la place est déjà occupée. Mais il faut bien s'époumoner pour ensuite ratiociner.)

(Encore et toujours, la musique sera donc annexe alors qu'elle est centrale, mais cette fois-ci c'est parce qu'elle fait trop mal.)

 

Posté par Lucas Taieb à 21:06 - Commentaires [2] - Permalien [#]